“Francesca Verunelli hat mit „Man sitting at the piano I“ ein Werk geschrieben, dessen Dialog zwischen einem Flötisten und einem Player Piano nicht nur wegen seines fein gestalteten Beziehungsgeflechts zwischen Mensch und Maschine etwas reizvoll Eigenartiges hat. Aber im Konzert des belgischen Ictus-Ensembles blieb Verunellis Werk das einzig überzeugende. ”

Stuttgarter Nachrichten, von Susanne Benda 22. Oktober 2017

“En ouverture de concert Jean Deroyer et Court-circuit donnaient un nouvel opus de la passionnante et fort inspirée Francesca Verunelli. On retrouve l’inventivité minutieuse de l’Italienne dans Cinemaolio (pour flûte, clarinette, piano, violon, alto et violoncelle) qui imagine une mécanique de cinématographe fonctionnant à l’huile (d’où le titre : cinéma à l’huile). Un génie joueur met en branle un ostinato d’horlogerie à la régularité trompeuse. Au tic tac faussement imperturbable du piano, colonne vertébrale d’une première section, succède un autre système qui ponctue des accords. Dans l’alternance surarticulée de sons brefs et de sons « miaulés » surviennent des réminiscences fragmentées du moment initial. Après un grand crescendo qui va s’accélérant, une respiration lapidaire laisse le piano développer des hésitations percussives. Voilà une pièce qui s’auto-régénère toujours plus, qui tisse, détend, surpique, mijote, déglace, brode, émulsionne et même « dresse ». Les épices pleuvent et le liant des souffles fait le reste, jusqu’à des jeux qui disloquent la perfection, creux de surplace ou cri saturé de la clarinette, voire drôle de beuglante déglinguée. Cinemaolio (2014, commande de l’État) révèle une virtuosité d’écriture magistrale.”

Bertrand Bolognesi – 20 juin 2015 – www.anaclase.com/chroniques/jean-deroyer-dirige-court-circuit

“All of these made the day worthwhile, offering real insights into their disparate media. Yet the biggest triumphs made even these highlights seem pale by contrast. Percussionist Simone Beneventi ended his recital with the UK première of Francesca Verunelli‘s #3987 Magic Mauve, an 11-minute extravaganza featuring some of the most original & effective percussion writing i’ve ever heard. The work is expanded somewhat through electronics, but they never sound like an ‘outside’ entity; indeed, the kinds of sounds Verunelli obtains from her relatively small palette of instruments often sounded decidedly unfamiliar, so the melding between acoustic & electronic was total. Much of the work exists in the outer fringes of register—deep rumbles & glinting metallics—but the textural interplay is gripping, in many ways simple yet so, so avant-garde. Verunelli tells me that Beneventi has recorded the piece a couple of days ago, so hopefully it won’t be too much longer before more people can discover its wonders.”  5against4.com

“Entretemps, le Quatuor Tana s’est confronté à l’électronique, dans Unfolding de l’Italienne Francesca Verunelli. Unfolding, c’est à la fois « déplier » (comme on déplie une feuille de papier), « développer » (comme un matériau qui s’émancipe). Du point de vue musical, la partition de Verunelli donne le sentiment d’un discours qui bégaye, se reprend inlassablement pour prendre un tour chaque fois inattendu.  Assez discrète au début, l’électronique se fait toujours plus présente, à la fois perturbatrice et régulatrice, tandis que les parties instrumentales déçoivent constamment les attentes : du lyrisme apparemment enflammé du violoncelle peut ainsi sortir un violent orage, tonnant et grondant… Une œuvre déconcertante dans sa conception, mais d’une grande sensualité.”  Jérémie Szpirglas – 20 février 2014 – www.mouvement.net/critiques/critiques/ardentes-perturbations